La victime a perdu connaissance
Si la victime ne parle pas, ne réagit pas, n'effectue aucun mouvement mais respire, il faut lui permettre de libérer ses voies aériennes pour qu'elle continue à respirer normalement.
Mettez lui sa tête vers l'arrière pour lui libérer les voies aériennes. Tournez la victime sur le côté en PLS (position latérale de sécurité) si elle ne présente pas de traumatisme.
Demandez de l'aide, et à quelqu'un d'autre - si possible - d'appeler les secours. Vérifiez en permanence la respiration de la victime jusqu'à leur arrivée.
Si la victime ne parle pas, ne réagit pas, mais ne respire pas normalement, des compressions thoraciques et des insufflations doivent être pratiquées.
Demandez à quelqu'un de prévenir les secours, ou appelez les vous-même. Les secours pourront vous donner les instructions pour vous aider avec le téléphone que vous aurez mis en haut-parleur.
Commencez par effectuer trente compressions thoraciques en mettant le talon de votre main au milieu de la poitrine nue. N'appuyez pas sur les côtes. Ensuite, faites deux insufflations en inspirant normalement, puis tout en tenant le menton lui insuffler l'air inspiré. En même temps, surveiller que la poitrine se soulève.
Faire ceci jusqu'à l'arrivée des secours ou la reprise normale de la respiration.
La PLS (position latérale de sécurité) :
La victime se plaint d'un malaise
Si la victime se plaint d'un malaise, qu'elle se sent mal, il est indispensable de recueillir tous les éléments qui permettront au 15 de juger de l'urgence.
Douleur thoracique : si la victime se plaint d'une douleur lui serrant la poitrine, elle peut continuer à migrer vers d'autres parties du corps : bras, épaule, cou, mâchoire inférieure, estomac...
Ces signes peuvent s'accompagner de nausées, sueurs, douleurs abdominales ou difficultés respiratoires.
Dans ce cas, alertez les secours (15) et mettez la victime au repos, dans une position allongée, assise ou semi-assise. Donnez lui si elle le demande du sucre en morceaux ou un traitement en cours. Vérifiez si elle est conscient et respire normalement.
AVC : pas très fréquent chez les jeunes, mais cela peut arriver. En cas de doutes, demandez lui de montrer ses dents ou de rire. Elle doit être capable de le faire normalement. Demandez lui de répéter une phrase simple. Elle doit savoir le faire si elle n'a pas d'AVC en cours.
Allongez ou asseyez la victime. Demandez lui de fermer les yeux, de lever ses deux bras à l'horizontale et en même temps de tourner ses paumes vers le haut. Si un bras tombe ou dévie, elle fait un AVC.
Dans ce cas, prévenez les secours, demandez à la victime de se reposer de préférence en position allongée. Vérifiez son état et sa respiration jusqu'à l'arrivée des secours.
Intoxication : si la victime a ingéré une substance toxique ou une dose trop forte d'alcool, drogue ou médicaments. (Cela ne doit pas arriver aux scouts...)
Mettez la au repos dans une position confortable. Prévenez les secours (15). Suivez leurs consignes. Ne faites pas vomir la victime et ne lui faites pas ingérer quoi que ce soit, même de l'eau.
Malaise vagal : si la victime présente ou décrit des signes d'étourdissement, de nausées, de sueurs, de sensation de chaleur, de points noirs devant les yeux ou de perte de conscience imminente, invitez la à réaliser les gestes suivants :
-s'accroupir
-croiser les membres inférieurs
-crocheter les doigts et la tension des muscles de membres supérieurs.
Si cela ne change rien, prévenez les secours.
Malaise provoqué par la chaleur :
Évitez au préalable des efforts intenses par temps de forte chaleur.
Si une victime présente des signes de malaise, installez la dans une endroit frais et aéré, déshabillez la si possible, rafraîchissez la en l'aspergeant d'eau froide, faites lui boire de l'eau fraîche si elle est capable de boire.
En camp, nombreuses sont les activités qui peuvent mener à se faire une plaie... Cela demande une vigilance quant au maniement des outils, mais aussi des objets du quotidien. En effet, des accidents sont vite arrivés, et en particulier quand les scouts sont fatigués ou imprudents... Différents types de plaies peuvent survenir : des plaies simples (coupures, abrasion...), mais aussi des plaies graves qu'elles soient étendues ou profondes...
Que faire si la victime présente une plaie simple ?
-Lavez vous les mains avec de l'eau avant d'effectuer les premiers secours. Si vous en avez, mettez des gants jetables.
-Rincez la plaie avec de l'eau tempérée, avec ou sans savon, pour la nettoyer. Vous pouvez vous aider d'une compresse pour retirer les souillures.
-En l'absence d'eau, on peut aussi utiliser un antiseptique.
-Protégez la plaie avec un pansement adhésif.
-Surveillez et faites surveiller par la victime la plaie. Si elle devient rouge, chaude, douloureuse, il faudra consulter un médecin.
-Vérifier si la victime est vaccinée contre le tétanos.
-Lavez vous les mains après avoir réalisé les gestes de premiers secours.
Une plaie est grave si...
-Elle est étendue ou impacte différents endroits.
-On ne peut pas arrêter complètement le saignement.
-On ne parvient pas à bien nettoyer la plaie.
-La plaie est profonde, laissant apparaître des os, des muscles ou d'autres tissus.
-Le visage, les yeux, le cou, le thorax, l'abdomen, ou les parties génitales sont touchées.
-Un objet est logé dans la plaie.
-La plaie est provoquée par une arme blanche (ou une arme à feu, mais normalement il n'y en a pas en camp sinon c'est qu'il y a un autre GROS problème !).
-La plaie est due à un outil ou à la morsure d'un animal ou d'une personne.
-La plaie devient rouge, chaude ou douloureuse les jours suivants.
Dans tous ces cas, appelez le 15 pour avoir un avis et suivre les consignes qui vous sont données.
Toute patrouille doit avoir lors de chaque activité une trousse à pharmacie fonctionnelle :
La victime a une brûlure
En camp, la brûlure peut arriver en maniant le feu, des gamelles d'eau bouillante ou de lait bouillant (c'est arrivé au camp 2024), ou bien simplement avec un coup de soleil...
Il existe différents stades. Lorsque la brûlure est superficielle, la peau est rouge, légèrement enflée et douloureuse. Cependant, elle est plus grave quand elle est étendue ou quand elle présente des cloques.
Que faire quand une victime présente des brûlures ?
-Refroidissez rapidement la brûlure avec de l'eau courante, tempérée et à faible pression pendant au moins 10min, idéalement 20 minutes. L'idéal en camp est de verser régulièrement de l'eau d'un bidon.
-Retirez les vêtements et bijoux s'ils ne sont pas collés à la peau.
-Protégez la brûlure avec un pansement ou un tissu propre.
-Ne pas percer des ampoules si vous en repérez. Ce sont des cloques.
-Si la brûlure est grave, alertez les secours (15).
Une brûlure est grave si :
-Elle concerne un enfant de moins de cinq ans ou de plus de soixante ans.
-Elle est située au niveau du visage, des oreilles, des mains, des pieds, des articulations ou des parties génitales.
-Elle a été causée par une source électrique, des produits chimiques, des radiations ionisantes ou de la vapeur à haute pression.
-La surface des cloques s'étend sur une surface totale supérieure à la demi-paume de la main de la victime.
-Elle affecte les voies respiratoires (après inhalation de fumées ou gaz chauds).
-Elle recouvre tout le cou, le torse ou les membres.
-Elle atteint des couches profondes de la peau.
Si la brûlure est superficielle, alors la peau est rouge, légèrement enflée et douloureuse. (1er degré)
Si la brûlure est plus profonde, des cloques apparaissent et la douleur plus vive. (2e degré)
Si la brûlure a atteint des couches encore plus profondes de la peau, alors elle n'est pas douloureuse car les nerfs ont été détruits. Par contre, le contour est bien douloureux ! Une telle brûlure peut être de couleur noire ou blanche, avoir un aspect plissé, et est quoi qu'il en soit sèche. (3e degré)
Traumatisme crânien, cervical ou dorsal
-La priorité dans ces cas de traumatisme est de conseiller au blessé de ne surtout pas bouger. Si possible maintenez sa tête dans la position dans laquelle elle se trouve avec vos deux mains.
-Calmez la victime, parlez lui, rassurez la.
-Demandez à une personne présente de prévenir les secours. Faites le vous même au haut parleur si vous êtes seul.
-Appliquez les consignes que les secours vous donnent et surveillez la victime.
Parfois, un traumatisme ne met pas forcément une personne à terre... Elle reste cependant à surveiller :
-Elle peut devenir somnolente, perdre connaissance, s'assoupir ou être au contraire agitée.
-Elle peut perdre la mémoire de ce qui s'est passé.
-Elle peut souffrir de maux de tête intenses, de vomissements...
-Elle peut avoir un comportement étrange et faire des convulsions.
-Elle peut avoir des blessures importantes à la tête, ou des douleurs dans le cou ou dans le dos.
-Elle peut avoir des pertes de sensibilité ou des picotements aux extrémités (orteils ou doigts).
En camp, éloignez les autres jeunes de la victime pour que celle-ci puisse être accompagnée au mieux et pour ne pas créer des traumatismes psychologiques.
On n'est jamais à l'abri qu'une installation mal faite se casse, qu'un scout tombe, ou qu'un jeune se trouve au mauvais endroit au mauvais moment sous une branche qui tombe... Généralement, si vous êtes attentif, ce genre d'accident ne doit pas arriver... Mais c'est arrivé au camp 2020.
Fractures, blessures musculaires ou articulaires
Après une chute, un choc direct ou indirect, une victime peut présenter une atteinte osseuse, musculaire ou articulaire. La priorité est surtout qu'elle ne bouge pas la zone touchée et si nécessaire d'immobiliser la blessure en attendant les secours.
-Appelez les secours et suivez leurs conseils.
-Ne remettez pas en place un membre qui semble déformé ou disloqué.
-Refroidissez la blessure avec de la glace sans la mettre en contact direct avec la peau (dans une serviette ou un tissu), au maximum de 20 minutes consécutives.
-Ne tentez pas d'immobiliser le membre blessé si les secours sont sur le point d'arriver.